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 Felicité

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Amèll
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Amèll

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Felicité Empty
MessageSujet: Felicité   Felicité EmptyMar 26 Avr - 11:31

Intro :

“Je suis sur que ce n’est rien, je vais bien me réveiller non ?’’
J’aurais bien aimé m’en convaincre vraiment, mais au point ou j’en étais je crois qu’espérer restait ma dernière solution.
Le noir depuis très longtemps. Trop longtemps.
Tellement de temps que sa n’avait plus de sens, peut être que sa faisait seulement dix secondes mais sa aurait très bien pu être cent ans. Le temps n’existait plus, j’étais dans un autre univers, si différent que celui que j’avais quitté depuis, me paraissait-il, des années.
Je n’avais plus aucun sens. Je n’entendais rien, je ne voyais rien, je ne sentais rien, et je ne reposais sur rien qui pouvait me paraître dur ou mou, j’aurais pu tout aussi bien voler, cela n’aurais pas vraiment été différent.
Je n’étais plus rien.
Plus rien qu’un esprit condamné à errer pour le restant de ses jours, un esprit condamné à ne s’accrocher qu’à de frêles images qui s’effaçaient bien que je ne voulais pas qu’elle s’effaçât.
Si seulement j’avais pu me souvenir de ses traits distinctement.
Mais il n’y avait rien et cela devenait pesant.
Rien, si ce n’est ce noir.




Chapitre 1:
Je rentrais du lycée. C’était un soir comme les autres, sa avait été une journée comme les autres, et sa serait une soirée comme les autres. Lorsque je franchirais les portes du domaine de mes parents et que j’entamerais la longue allée de sables qui menait jusqu’aux portes du château, le jardinier qui serait en train de planter des fleurs dans le parc me saluerait. Je lui répondrais avec un sourire artificiel et continuerais ma route. Le majordome, qui surveillera depuis les fenêtres du salon, mon arrivé, m’ouvrira la porte, et je rentrerais, sans un mot. Je prendrais bien soin de ne pas salir le tapis de l’entré et lorsque me dirigeant vers la cuisine, ma sœur me sautera dessus, je grognerais, plus surprise par ce geste d’affection qui m’était égal. Elle me ferait un baiser baveux sur la joue, et lorsque je la repousserais, elle disparaitra en courant dans la cuisine. Je resterais ensuite planter comme une betterave devant la porte à entendre son rire cristallin résonner dans la pièce. Je rentrerais dans la cuisine, et la verrais dans les bras de Papa, qui serait au téléphone et qui ne me ferait qu’un bref mouvement de tête pour toute discussion de la journée. Je prendrais un yaourt nature dans le frigo, et monterait dans ma chambre. Je poserais mon sac de cours, et me rendant compte que j’aurais oublié une cuillère, je redescendrais. Mon père serait toujours au téléphone, et ma sœur serait déjà volatiliser embêter le majordome. Je remonterais dans ma chambre, engloutirais mon yaourt puis entamerais mes devoirs pour le lendemain. Me laisserais distraire par les va et viens de ma sœur dans la chambre, me montrant différents objets que je connaissais déjà. Je me mettrais ensuite à lui courir après pour récupérer la photo de mon petit ami qu’elle aurait volé dans mon tiroir. Lorsque je serrais en train de la chatouiller sur le divan, la porte d’entré claquerait, et les talons de ma mère passerait dans le couloir sans nous adressez un regard. Nous nous figerions jusqu’à ce que le bruit des talons est disparu à l’autre bout de la maison, et la bonne arriverais, nous chassant du canapé, et m’ordonnant d’allée travailler, prendrait ma sœur dans ces bras et l’emmènerait à son cour de danse. Résigner je remonterais dans ma chambre et finirais de faire mes devoirs. J’allumerais la télévision et zapperais entre chaque navet qui ne m’intéresserait pas. Ma sœur, rentré de son cour de danse, arrivera dans ma chambre et me dira que c’était l’heure de dîner. Nous mangerions, dans un silence casi religieux, mon père et ma mère chacun à un bout de la longue table, et moi et ma sœur au milieu face à face. Lorsque le dîner serait terminer, ma mère partirait à un de ces cours particuliers de je ne sais quel sport qu’elle arrêterait deux semaines plus tard pour en entamer un autre ; mon père prendrait ma sœur dans ces bras et l’emmènerait dans son bain. Je remonterais dans ma chambre et mettrais mes écouteurs au maximum sur mes oreilles. Je m’allongerais sur mon lit et sombrerais. Je me réveillerais vers deux heures du matin, et en fulminant je mettrais mon pyjama et m’installerais sous mes couvertures.
C’était ainsi, sa serait ainsi. Je m’étais résigné à cette routine ennuyante.
J’arrivai devant la grille de la propriété. Je commençai à remonter l’allé. Le jardinier n’était pas la. Je gravis les marches menant à la porte en bois sculpté. Elle ne s’ouvrit pas. Je la poussai, le majordome n’attendait pas. J’allai dans la cuisine. Ma sœur ne me sauta pas dessus. J’ouvris le frigo, il n’y avait plus de yaourt. Je soupirai. Mon père n’était pas au téléphone. Je montai dans ma chambre. Je n’entamai pas mes devoirs.
Je me regardai dans le miroir en pied. J’avais de longs cheveux noirs. Des yeux bleu nuit avec de longs cils formant des ombres sur le haut de mes joues. Une bouche petite et vermeille, légèrement en forme de cœur, qui constituait une moue boudeuse à cet instant. Un cou gracile et fin. J’étais menue et de taille moyenne. J’avais seize ans et je m’appelais Felicité.
Ma mère, Lucia, était la patronne d’une maison de couture connue. Mon père, Jérémy, était PDG d’une grande entreprise qui fabriquait des feuilles de papiers. Ma sœur, Alice, avait sept ans, et malgré qu’elle m’agace relativement souvent, je l’aimais énormément.
Me bornant à enfin bouger de mon lit où je m’étais affalé, je pris des vêtements propres dans mon immense armoire et me dirigea vers la salle de bain. Je croisai la bonne.
- Mira, lui demandais-je. Sais-tu où est tout le monde ?
- Mais enfin Mademoiselle Felicité ! Ne me dîtes pas que vous avez oubliez ?!
- Oublié quoi, Mira ?
Elle soupira.
- Ce que vous pouvez être distraite parfois Mademoiselle.
Et sur ces paroles elle m’entraina dans la salle de bain et m’ordonnant de me déshabiller, fît couler de l’eau chaude dans l’énorme baignoire.
J’obtempérai, je ne comprenais pas vraiment de quoi elle me parlait et, tentais désespérément de me souvenir de quoi il s’agissait. En vain.
Lorsque la baignoire fût remplie je m’installai dedans. Mira versa quelques produit qui moussèrent rapidement.
- En fait Mademoiselle, je suis étonnée que vous ne vous souveniez vraiment pas de ce qu’il y à ce soir.
Elle me mouilla les cheveux avec la pomme de douche, et me les frottais délicatement entre ces paumes avec du shampoing.
- Je suis désolé Mira, mais je ne me souviens pas qu’il y ait quelque chose de spécial ce soir.
Elle me rinça les cheveux puis recommença l’opération.
- Eh bien, ce soir, Monsieur Jérémy invite des gens de la haute société à dîner. Et il vous a demandé de participer, car il y aura le fils de cet homme distingué qui sera présent. En ce moment même il est dans la salle de réception en train de tout bien organisé avec Félix, et Miss Alice doit être avec lui.
Oh ! Oui c’est vrai je me souvenais maintenant. Un PDG d’une entreprise de crayon de couleur voulait faire affaire avec mon père, et celui-ci l’avait invité à dîner avec sa famille, pour mieux “établir les bonnes bases’’, comme il disait.
- Il est vrai aussi que Monsieur Jérémy espère que vous en tirerez profit pour vous rapprochez de son fils… Si vous voyez ce que je veux dire.
Ah, et il m’avait aussi parlé de sa. Du fait que se serait bien si, pour l’aider dans ces affaires, je mette le fils d’homme d’affaire dans ma poche.
- Tu sais Mira, je ne pense pas que je vais essayer d’établir quelque relation que ce soit avec ce garçon, même pour aider les affaires de Papa. Je ne veux pas être un argument de ventes.
Elle sourit, puis me tendit une serviette bien chaude. Je sortis du bain et elle m’essuya les cheveux.
- Alors Mademoiselle, quel vêtement m’avez-vous la apporter pour ce soir ? Blablatait Mira.
Lorsqu’elle découvrit le jean et le pull que j’avais pris avec moi, pensant me faire une soirée pizza en tête à tête avec ma télévision, elle écarquilla les yeux.
- Vous n’êtes pas sérieuse Mademoiselle ? Ceci n’est pas une tenue adapté à la situation !
- Je sais Mira, je sais. Ne t’inquiète pas, je ne me souvenais pas de cette soirée, alors j’ai pris ce qui me tombait sous la main, répondis-je tout en sortant de la salle de bain et en me dirigeant vers ma chambre.
- Vous m’avez fait peur Mademoiselle. J’ai crue un instant que vous haïssiez Monsieur Jérémy au point de lui faire honte à ce dîner qui pourrait être très important pour sa carrière.
J’ouvris de nouveau mon armoire, ou plutôt mon dressing, car ça n’avait rien d’une armoire, mis à par les portes en bois gargantuesques.
Je farfouillais en éparpillant les vêtements dans ma chambre. Mira soupira, sachant pertinemment que ce serait à elle de tout ranger après.
- Il ne faut pas non plus que sa soit une robe de bal Mademoiselle, dit-elle en voyant mon regard se diriger vers les housses bien hermétiquement fermée contenant mes différentes robes de grands soirs.
Je me décidai donc pour une robe noire extrêmement simple qui m’arrivait un peu au dessus du genou, bustier ; que je porterais avec une veste de costume blanche, un collier de perle et des bottes zippées.
Nous retournâmes dans la salle de bain et Mira entreprît de me sécher les cheveux, lorsque ma sœur arriva et me sauta sur les genoux.
- Tessie ! Tu es rentré ! S’exclama-t-elle joyeusement.
- Oui et depuis un petit moment déjà.
Mira me brossai délicatement la tignasse et me faisait une tresse française qui finirait dans le milieu de mon dos.
- Tu es toute jolie comme sa Tessie ! Me dit Alice le plus sérieusement du monde.
- Merci Lili, mais je ne suis pas encore maquillée tu sais.
Mira me mît une poudre qui m’éclaircît la peau, du mascara noir charbon et du rouge à lèvre fraise. Elle me fît aussi les ongles en rouge.
- C’est à votre tour maintenant Miss Alice, dit Mira en faisant couler un second bain.
Alice rentra dans le bain sans rechigner pour une fois, et je décidai d’aider Mira.
- Fais moi aussi belle que Tessie ! Ordonna-t-elle.
- Ne t’inquiète pas Lili, tu es très belle, lui dis-je.
Elle me sourit. Ce sourire valait de l’or pour moi. Ma sœur, c’était tout ce qui me restait dans cette maison. Avec une mère aux abonnés absents et un père qui chouchoutait sa benjamine, ils n’avaient plus de temps pour moi. Alice, elle, si.
Nous l’affublâmes d’une robe blanche un peu trop ‘froufrouter’ à mon gout et lui fîmes des couettes avec des rubans roses.
- Voila Mesdemoiselles, vous êtes prêtes maintenant, disait Mira, lorsque nous entendîmes des talons monter les escaliers de marbre.
Lili et moi, nous nous figeâmes alors que Mira rangeais le bazar que nous avions fait avec le maquillage.
Maman passa la tête dans l’entrebâillement de la porte.
Lili se jeta dans ces bras en s’exclamant un “maman !’’ souriant.
Moi je restai la figer au milieu de la pièce, regardant ma mère serrer Alice dans ces bras.
La dernière fois que ma mère était montée dans les quartiers de Lili et moi, Lili avait deux ans. Je n’avais pas pris de bain avec ma mère depuis mes onze ans. J’étais pétrifiée de stupeur.
- Ma Tessie, sa ne va pas ?
La dernière fois que j’avais entendue ma mère m’appeler pas mon surnom, j’avais huit ans.
Je m’étais tromper, cette soirée n’était vraisemblablement pas comme les autres.
Je voyais cependant, dans le regard de ma mère que quelque chose n’allait pas… Ce qui expliquait peut-être qu’elle s’aperçoive enfin qu’elle avait deux filles.
- Euh… Si, si sa va, répondis-je avec deux de tension.
Elle me fît un léger sourire.
A cet instant je me rendis compte à quel point elle était belle. De longs cheveux blonds lui encadraient le visage, et ces yeux vert pâle contrastaient sur sa peau légèrement plus foncée que la mienne. Elle avait des courbes douces et apaisantes, et malgré moi, je me retrouvais en elle. J’aurais aimé hériter de sa chevelure sublime, si fine. Mais c’était Lili qui en avait hérité, avec quelques bouclettes en plus.
- Maman ? Qu’est-ce qui te tracasse ? Demandais-je tout à coup, sans réfléchir
Elle me regarda surprise, et je me rendis compte que j’avais fais une boulette. Son regard se voila et elle redevint la mère distante et constamment sur Mars que nous lui connaissions tous.
- Mais il n’y à rien Felicité, je ne vois pas pourquoi tu me demande cela comme si j’étais malade, répondit-elle avec froideur.
Elle reposa Alice qui vint se réfugié derrière moi. Elle aussi avait déjà eu droit à assister à une crise de Maman, et ce n’était jamais terrible à regarder.
Sur ces mots, elle tourna les talons et partit dans son étage se préparer.
Elle avait réussi pendant quelques minutes, à redevenir celle d’avant, celle qui nous manquait chaque jour et qui s’enfermait sur elle-même au moindre problème.
Lili et moi nous nous regardâmes dans les yeux et elle hochât la tête. Je sortis de la salle de bain et descendît les escaliers pile au moment ou l’on sonnait à la porte. Félix l’ouvrait déjà et laissa entrer les nouveaux venus. Je m’arrêtai au milieu des escaliers et les observa un à un. Ils ne me semblaient pas vraiment extraordinaires. Un homme était habillé en costume-cravate des plus banals. A son bras se tenait une femme qui aurait pu passer pour élégante si elle n’avait pas porté un pantalon patte d’éléphant avec un haut pailleté dessus de nombril, qui lui donnait un air on ne peut plus années sixties. Suivît derrière eux, un garçon que j’identifiai aussitôt comme “celui que Papa voulait que je me fasse’’, comme je l’avais vulgairement surnommé.
Il avait des cheveux châtains clairs et portait un jean et une chemise avec une veste de costume. Je retins un gémissement.
Il était SUPER canon !
Okay, j’allais peut-être faire un effort pour lui adresser la parole ce soir finalement.
Félix pris leurs manteaux et mon père arriva, les saluant un à un, lorsque je me rendis compte que j’étais toujours comme une idiote planter dans les escaliers.
Je secouai la tête pour me réveiller et je continuai de descendre.
- Tiens, ma chérie, te voila ! s’exclama faussement mon père, que c’était la première fois de la journée que je voyais.
- Bonjours Papa, répondis-je froidement.
- Ah, euh… Oui, hum, bonjours ma chérie.
Je retins un sourire, j’avais réussi à le déstabiliser.
- Laisse moi te présenter nos invités de ce soir, se rattrapa t-il. Voici Mr Weber et sa femme, ainsi que leur fils Boston.
- Enchantée, dis-je. Felicité.
Mr Weber et sa femme me serrèrent la main. Boston me fît un léger signe de tête.
Je lui lançai un sourire éblouissant, et il cligna des yeux plusieurs fois.
Bon, au moins, j’avais toujours une petite once de charme.
J’avais arrêté de chasser les garçons depuis que j’étais en couple avec Simon, c'est-à-dire depuis deux ans. De ce fait, j’avais eu peur de ne plus savoir comment faire.
- Eh bien, Felicité, aurait-tu l’amabilité de diriger nos inviter vers le salon, s’il te plait ?
- Hum, oui bien sur Papa, répondis-je.
Je me dirigeai vers le salon et leur proposa de s’asseoir dans l’un des trois canapés.
Ma mère arriva, vêtue d’une robe presque transparente blanche et de sandale en cuirs vieilli.
Mr Weber écarquilla les yeux. Je haussai un sourcil. Elle avait du culot, pour se ramener en tenue aussi légère avec des invités pareils.
- Oh, vous êtes déjà arrivé, navré de mon retard, s’exclama-t-elle comme à son habitude.
C’est à ce moment-ci que mon père entra dans la pièce un seau à glace dans les mains. Il ne fît aucun commentaire.
Ils s’assirent tous et commencèrent à discuter de tout et n’importe quoi et je décrochai. C’est alors que je croisai le regard de Papa, qui fît ensuite une navette discrète entre moi et Boston. Résigné je soupirai. Bien que le garçon fût plutôt beau gosse, je n’avais pas très envie de faire plus ample connaissance que de le regarder en douce.
- Boston, quel âge as-tu ? Demandais-je tout de même.
- Dix-sept ans, et toi ?
- Seize.
Je lui souris, et en lui faisant un signe de tête lui dit :
- Tu viens ?
Il acquiesça et me suivit en silence. Nos parents ne se rendirent même pas compte que nous étions partis.
Je le fis monter dans ma chambre en lui lançant a la désinvolte :
- Tu as une petite-amie ?
Il paru surpris mais répondit tout de même un ‘non’ gratifiant pour moi.
- Et toi ? Me questionna-t-il à son tour.
- Hum, eh bien… Non plus.
De toute manière je n’avais qu’une seule photo de Simon, et je ne l’aimais pas. Ou du moins, plus. Je pouvais encore le faire passé pour mon cousin germain.
C’est à cet instant que Mira passa la tête par l’encadrement de la porte.
- Mademoiselle Felicité, j’ai pensé que comme, vous étiez monté dans votre chambre vous voudriez peut-être dîner ici avec Monsieur Weber, plutôt que de redescendre…
- Merci beaucoup Mira, dis-je en prenant les deux plateaux qu’elle portait avec elle.
Elle me fît un rapide sourire plein de sous-entendus et disparue.
- Qui étais-ce ? me demanda Boston, à mon grand étonnement.
- Hum, notre bonne, Mira… Pourquoi cette question ?
- Je ne sais pas, vous avez l’air proche pour être seulement dans une relation maitre/employé.
Je le regardai droit dans les yeux et lui dit :
- Tu sais, Mira m’as élevé, c’est comme une mère pour moi.
Il me sourit.
- Oui, je comprends ce que tu veux dire, mais… Cependant, pas comme si je l’avais vécu. Je, hum, je ne comprends pas les gosses de riche comme moi qui n’ont pas été vraiment élevé par leurs parents, parce que, moi j’ai été élevé par ma mère et mon père, et que je suis très complice avec eux.
Je le regardai avec envie.
- Ma mère n’as plus été la pour moi après un accident regrettable dans sa vie, ce que je ne peux pas lui reprocher. Même si j’aurais aimé qu’elle s’occupa de moi un peu plus, je ne peux pas l’empêcher d’être faible et en deuil depuis toute ces années. Ce que je lui reproche, c’est de se renfermé sur elle-même et de sombrer petit à petit encore plus. Et, quant à mon père, il n’est pas très affectueux envers moi, car il à du mal à exprimer ses sentiments, et que Lili –ma sœur- est sa fille adoré, et prodigue. Mais je ne lui en veux pas, car je sais qu’il m’aime. Avec ma mère c’est différent, je ne suis même pas sur qu’elle nous aime encore.
Il me regarda un instant puis me pris la main, et d’un ton murmuré, doux, il me dit :
- Ne t’inquiète pas, je suis sur qu’elle t’aime au fond d’elle. Qu’est-ce qu’est une mère si elle n’aime pas sa propre fille ? Sa ne serais pas une mère.
Je le regardai tout d’abord surprise qu’il me prenne ainsi à partit, et ensuite je fus éberlué en venant de me rendre compte qu’il serait ma main avec tendresse, en faisant des cercles avec son pouce. Il me sourit.
- O-oui, parvins-je à balbutié quelques instants après.
Je ne savais ce qui m’arrivait, mais je trouvai drôlement agréable de plonger mes yeux dans son regard noisette, si tendre et remplis d’émotion.
C’est à cet instant qu’une tornade blonde fît son entrée dans la chambre, et déboula sur nous tel un boulet de canon. Nous tombâmes à la renverse moi et Boston sous l’étonnement, et nous retrouvâmes allonger sur le lit à quelques centimètres à peine l’un de l’autre.
- Tessie !! Le repas est servit ! s’exclama joyeusement Lili.
- Mais enfin, Alice ! Sa ne vas pas de nous sauté dessus comme cela ! Dis à Papa que Mira m’as apporté à manger ici, et que nous ne mangerons pas avec vous ce soir, s’il te plait.
Elle me fit un grand sourire, suivit d’un ‘Chef, oui chef’ des plus ridicule, et en tirant la révérence, sortit à reculons de la chambre.
- A la la, dis-je en m’époussetant. Tu viens de faire la connaissance de ma so…
Je m’interrompis, voyant qu’il se trouvait toujours allonger sur le lit, si ce n’est qu’il avait pris ces aises et se tenant, les bras croiser derrière la tête, en travers du baldaquin. Il me regardait.
Je ne pus m’empêcher de rougir.
- Boston ?
- …
- Boston.
- Mmmmm…
- Sa ne vas pas ?
Je commençais sérieusement à m’inquiéter, sa faisait deux minutes qu’il n’avait dit mot, et cela me rendais nerveuse.
-Si, très bien. Tu es magnifique, me dit-il avec un sourire éblouissant.
Je ne savais guère plus quoi dire. Il entrait dans mon jeu de drague de façon tout à fait naturel. Comme si, se faire draguer était une habitude !
C’est d’ailleurs, comme pour confirmer mes pensées, qu’il ajouta ensuite :
- J’ai dans l’habitude de me faire draguer, mais par une si jolie fille, sa ne m’étais jamais arrivé.
Je rougis, plus violemment cette fois.
- Te draguer, moi ? Marmonnais-je. Du tout !
Il me fît un sourire éblouissant et en quelques gestes souples il ferma la porte à clé, et je me retrouvai dans ces bras. J’eus le tournis.
Il me tenait dans ces bras, si chaud, brulant pour tout dire, et moi j’avais l’impression d’être en feu. Il me contemplait, et essayait de croiser mon regard, mais je le détournais, cherchant une échappatoire. Il me prit donc le menton entre ses doigts et m’obligea à le regarder droit dans les yeux. Mon Dieu ce qu’il était beau ! C’était à en pleurer.
Il était passé du mec super doux, au redoutable prédateur…
Je le connaissais depuis deux heures à peine, et j’avais déjà l’impression de le connaître depuis toujours, d’avoir un lien étroit avec lui, comme une corde qui nous relierait entre nous.
Il enfouit son nez dans mes cheveux, et nous restâmes ainsi un petit moment, chacun à écouter la respiration de l’autre. Nous nous détachâmes au bout de plusieurs minutes.
- Tu à faim ? Demandais-je
- Oui !
Il prit un plateau et commença à manger. Je fis de même.
Je ne m’étais pas rendue compte que je mourrais de faim. Sans doute car je n’avais pas mangé de yaourt en rentrant…
La soirée se déroula sans incident, et nous rîmes beaucoup.
Et lorsque mon père vint me dire que Boston rentrait, je me trouvai attrister, sans bien savoir pourquoi. Nous échangeâmes nos numéros de portables et nous dîmes au revoir.
Je le regardai partir jusqu’à ce que sa voiture est disparue au bout de la rue, et remonta jusqu’au porche, une larme à l’œil.
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Damona Morrigan
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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité EmptyMer 27 Avr - 10:17

Oui, j'aime beaucoup le fil de l'histoire et en aimerais connaître la suite bien sûr !

Je te dirai la même chose qu'à Hugo, ton texte est trop long pour que les lecteurs s'y attardent, il faudrait le poster en plusieurs parties.

Sinon, Bravo 2 je t'encourage à continuer !


Dernière édition par damona morrigan le Ven 29 Avr - 2:58, édité 1 fois
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lutece
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lutece

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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité EmptyJeu 28 Avr - 21:02

J'ai pris plaisir à lire ton histoire et, comme Damona j'attends la suite! sunny :0054:
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Hugoblin
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Hugoblin

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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité EmptyVen 29 Avr - 12:20

Encore bravo Amélie, c'est à partir du même âge que toi que je voulais devenir écrivain, tu as pris de l'avance sur moi dependant Wink tu commences à te faire connaître dès le départ, moi j'ai attendu un an pour commencer à en parler. La suite, la suite ! Very Happy
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féfée
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féfée

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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité EmptyMar 10 Mai - 23:03

J'aime beaucoup aussi ! Une jolie histoire d'amour se profile... J\'aime ! Sourire fleur
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Serial Trublion
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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité EmptySam 14 Mai - 12:10

J'ai été captivé par cette histoire, il y a là un vrai talent, mais tu nous laisses sur notre faim...et c'est justement cette sensation là qui nous fait entrevoir tes qualités d'écrivaine ( eh oui! la nouvelle orthographe le permet).



:3829:
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http://www.patrick-lanoix.monpetitediteur.com/
Amèll
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Amèll

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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité EmptySam 14 Mai - 14:47

Merci beaucoup à tous !
Je suis ravie que sa vous plaise, et la suite arrivera normalement très bientôt.
Et je voudrais aussi remercier Hugo, car c'est lui qui m'as conseillé ce forum.. Smile
❤
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MessageSujet: Re: Felicité   Felicité Empty

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Felicité

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