Alchemy Poètes

Poèmes, nouvelles, pensées et autres.
 
AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 LES CLEFS DU PARADIS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Apolline
Poète
avatar

Messages : 620
Date d'inscription : 23/11/2010
Age : 59
Localisation : Alsace

MessageSujet: Les clés du paradis   Lun 9 Mai - 9:59

Assis devant ma table, je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

- Es-tu sûr de vouloir le faire ?

Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :

- Que voulez-vous dire ?

Quelque chose de révérencieux, soudain, dans son regard, mâtiné, peut-être, d'un rien de peur. Un effet que j'avais souvent sur les hommes et dont j'aimais à jouer.

- Je veux dire que rien ne t'y oblige. Tu peux encore renoncer à cette folie.

Mon regard vint se river au sien tandis qu'un mince sourire étirait mes lèvres. Que vit-il dans mes yeux? Je ne saurais le dire, mais il en recula d'un pas, tandis que sa pâleur naturelle s'accentuait encore. Et ce n'est que lorsque ses yeux se détournèrent que je lui répondis :

- Non seulement je vous raconterai tout mais je finirai ce manuscrit dans lequel est relatée toute mon histoire en détail. Ainsi je me suis déjà confessé à Dieu. Ne tardons plus, allons-y.

Le moine avait retenu son souffle et après quelques minutes d’hésitation, il s’installa sans un mot au milieu du confessionnal et je le suivi en prenant place dans le compartiment de gauche. Les rideaux étaient tirés, j’avais atteint le point de non retour. J’entendis alors à travers la grille dans un murmure « Faites pénitence, mon fils »

L’atmosphère était lourde et pesante. Cette odeur, je m’en rappelais à présent. Des relents d’encens et de bois cirés communs à tous les lieux saints. Quand je me mis à genoux, le bois craqua, et, dans un murmure, je prononçais cette phrase qui me revenait de très loin dans ma mémoire "Bénissez-moi mon père, parce que j’ai péché ". Mon cœur s’emballait, comment pourrais-je bien lui révéler mon lourd secret ? Quels mots devrais-je employer ? Le doute, le doute qui tout au long de ces années s'était emparé de mon esprit m'assaillait à nouveau. Mais plus de reculade possible. Aussi, après avoir pris une longue inspiration et m'être raclée la gorge, je commençais...

- Il y a bien longtemps que je ne me suis pas ouvert à Dieu. Si longtemps que je ne me souviens plus de ma dernière confession. Et l'époque où je me livrais régulièrement à cet exercice me semble appartenir à une autre vie. Mais je pense qu'il est temps de faire la paix avec mon Créateur.

Je suis né dans la campagne française dans le petit château de mon hobereau de père. De lui et de ma mère, j'ai reçu une éducation simple mais honorable et aujourd'hui encore, alors qu'ils reposent tous deux sous terre depuis des décennies, je porte leur nom avec fierté. Parce que c'était des gens bien. Ce que je suis devenu ne leur est pas imputable. J'en porte seul l'entière responsabilité."

Je laissais passer un temps alors que me venait un sourire en songeant un bref instant à mes parents. Puis je repris mon... oui, mon récit, au fond.

- Quand ils sont morts, de la peste noire comme tellement d'autres à cette époque, j'avais à peine vingt ans et je n'avais plus aucune raison de rester dans un lieu où la maladie avait décimé presque la quasi totalité des habitants de la région, majoritairement des paysans. Il y avait aussi quelques nobles dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Par je ne sais quel hasard, la faucheuse m’avait épargné. Elle allait le regretter bientôt. Mais nous n’en sommes pas là… Je ne me souviens que furtivement de mon arrivée dans la grande ville. Tout ce dont je me rappelle est son visage, oui, celui du jeune prêtre qui m’a ramassé dans la rue. Le pauvre ! Ou devrais-je dire, l’heureux, puisque le Seigneur l’a rappelé à lui…

"Réveillez-vous, réveillez-vous!!"
J'entrouvris les yeux et aperçus une forme d'abord imprécise, qui devint de plus en plus nette à mesure que je reprenais conscience. Le jeune prêtre, accroupi à mes côtés, sembla soulagé. Immédiatement, je fus saisi par son regard. De ses yeux émanaient une grande sérénité, une immense bonté et une infinie douceur.
Je parvins à articuler:
"Où suis-je?
- A Lyon. Votre cheval a fait une mauvaise chute et s'est enfui vous laissant à terre inconscient."
Je tâchai de me lever. Une douleur fulgurante traversa ma cheville droite. Le prêtre me soutint.
" Venez, je vous amène chez moi."
Nous marchâmes au travers de venelles sombres et silencieuses, moi prenant appui sur le bras solide de mon providentiel protecteur, vers le presbytère.





_______________
<br>
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Damona Morrigan
Fondatrice d'Alchemypoètes
avatar

Messages : 4465
Date d'inscription : 06/11/2010
Localisation : Dans la cabane de la sorcière blanche sur l'île d'Emeraude

MessageSujet: Les clefs du paradis   Ven 6 Mai - 11:54

Assis devant ma table, je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

- Es-tu sûr de vouloir le faire ?

Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :

- Que voulez-vous dire ?

Quelque chose de révérencieux, soudain, dans son regard, mâtiné, peut-être, d'un rien de peur. Un effet que j'avais souvent sur les hommes et dont j'aimais à jouer.

- Je veux dire que rien ne t'y oblige. Tu peux encore renoncer à cette folie.

Mon regard vint se river au sien tandis qu'un mince sourire étirait mes lèvres. Que vit-il dans mes yeux? Je ne saurais le dire, mais il en recula d'un pas, tandis que sa pâleur naturelle s'accentuait encore. Et ce n'est que lorsque ses yeux se détournèrent que je lui répondis :

- Non seulement je vous raconterai tout mais je finirai ce manuscrit dans lequel est relatée toute mon histoire en détail. Ainsi je me suis déjà confessé à Dieu. Ne tardons plus, allons-y.

Le moine avait retenu son souffle et après quelques minutes d’hésitation, il s’installa sans un mot au milieu du confessionnal et je le suivi en prenant place dans le compartiment de gauche. Les rideaux étaient tirés, j’avais atteint le point de non retour. J’entendis alors à travers la grille dans un murmure « Faites pénitence, mon fils »

L’atmosphère était lourde et pesante. Cette odeur, je m’en rappelais à présent. Des relents d’encens et de bois cirés communs à tous les lieux saints. Quand je me mis à genoux, le bois craqua, et, dans un murmure, je prononçais cette phrase qui me revenait de très loin dans ma mémoire "Bénissez-moi mon père, parce que j’ai péché ". Mon cœur s’emballait, comment pourrais-je bien lui révéler mon lourd secret ? Quels mots devrais-je employer ? Le doute, le doute qui tout au long de ces années s'était emparé de mon esprit m'assaillait à nouveau. Mais plus de reculade possible. Aussi, après avoir pris une longue inspiration et m'être raclée la gorge, je commençais...

- Il y a bien longtemps que je ne me suis pas ouvert à Dieu. Si longtemps que je ne me souviens plus de ma dernière confession. Et l'époque où je me livrais régulièrement à cet exercice me semble appartenir à une autre vie. Mais je pense qu'il est temps de faire la paix avec mon Créateur.

Je suis né dans la campagne française dans le petit château de mon hobereau de père. De lui et de ma mère, j'ai reçu une éducation simple mais honorable et aujourd'hui encore, alors qu'ils reposent tous deux sous terre depuis des décennies, je porte leur nom avec fierté. Parce que c'était des gens bien. Ce que je suis devenu ne leur est pas imputable. J'en porte seul l'entière responsabilité."

Je laissais passer un temps alors que me venait un sourire en songeant un bref instant à mes parents. Puis je repris mon... oui, mon récit, au fond.

- Quand ils sont morts, de la peste noire comme tellement d'autres à cette époque, j'avais à peine vingt ans et je n'avais plus aucune raison de rester dans un lieu où la maladie avait décimé presque quasi totalité des habitants de la région, majoritairement des paysans. Il y avait aussi quelques nobles dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Par je ne sais quel hasard, la faucheuse m’avait épargné. Elle allait le regretter bientôt. Mais nous n’en sommes pas là… Je ne me souviens que furtivement de mon arrivée dans la grande ville. Tout ce dont je me rappelle est son visage, oui, celui du jeune prêtre qui m’a ramassé dans la rue. Le pauvre ! Ou devrais-je dire, l’heureux, puisque le Seigneur l’a rappelé à lui…


_______________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dehorian
Poète
avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 08/04/2011
Age : 35
Localisation : France

MessageSujet: Re: LES CLEFS DU PARADIS   Dim 1 Mai - 21:17

Assis devant ma table, je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

- Es-tu sûr de vouloir le faire ?

Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :

- Que voulez-vous dire ?

Quelque chose de révérencieux, soudain, dans son regard, mâtiné, peut-être, d'un rien de peur. Un effet que j'avais souvent sur les hommes et dont j'aimais à jouer.

- Je veux dire que rien ne t'y oblige. Tu peux encore renoncer à cette folie.

Mon regard vint se river au sien tandis qu'un mince sourire étirait mes lèvres. Que vit-il dans mes yeux? Je ne saurais le dire, mais il en recula d'un pas, tandis que sa pâleur naturelle s'accentuait encore. Et ce n'est que lorsque ses yeux se détournèrent que je lui répondis :

- Non seulement je vous raconterai tout mais je finirai ce manuscrit dans lequel est relatée toute mon histoire en détail. Ainsi je me suis déjà confessé à Dieu. Ne tardons plus, allons-y.

Le moine avait retenu son souffle et après quelques minutes d’hésitation, il s’installa sans un mot au milieu du confessionnal et je le suivi en prenant place dans le compartiment de gauche. Les rideaux étaient tirés, j’avais atteint le point de non retour. J’entendis alors à travers la grille dans un murmure « Faites pénitence, mon fils »

L’atmosphère était lourde et pesante. Cette odeur, je m’en rappelais à présent. Des relents d’encens et de bois cirés communs à tous les lieux saints. Quand je me mis à genoux, le bois craqua, et, dans un murmure, je prononçais cette phrase qui me revenait de très loin dans ma mémoire "Bénissez-moi mon père, parce que j’ai péché ". Mon cœur s’emballait, comment pourrais-je bien lui révéler mon lourd secret ? Quels mots devrais-je employer ? Le doute, le doute qui tout au long de ces années s'était emparé de mon esprit m'assaillait à nouveau. Mais plus de reculade possible. Aussi, après avoir pris une longue inspiration et m'être raclée la gorge, je commençais...

- Il y a bien longtemps que je ne me suis pas ouvert à Dieu. Si longtemps que je ne me souviens plus de ma dernière confession. Et l'époque où je me livrais régulièrement à cet exercice me semble appartenir à une autre vie. Mais je pense qu'il est temps de faire la paix avec mon Créateur.

Je suis né dans la campagne française dans le petit château de mon hobereau de père. De lui et de ma mère, j'ai reçu une éducation simple mais honorable et aujourd'hui encore, alors qu'ils reposent tous deux sous terre depuis des décennies, je porte leur nom avec fierté. Parce que c'était des gens bien. Ce que je suis devenu ne leur est pas imputable. J'en porte seul l'entière responsabilité."

Je laissais passer un temps alors que me venait un sourire en songeant un bref instant à mes parents. Puis je repris mon... oui, mon récit, au fond.

- Quand ils sont morts, de la peste noire comme tellement d'autres à cette époque, j'avais à peine vingt ans et je n'avais plus aucune raison de...

_______________
Je suis mon propre Roi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lutece
Administrateur-Poète
avatar

Messages : 3365
Date d'inscription : 07/11/2010
Age : 60
Localisation : strasbourg

MessageSujet: Re: LES CLEFS DU PARADIS   Sam 30 Avr - 11:20

Assis devant ma table, je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

- Es-tu sûr de vouloir le faire ?

Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :

- Que voulez-vous dire ?

Quelque chose de révérencieux, soudain, dans son regard, mâtiné, peut-être, d'un rien de peur. Un effet que j'avais souvent sur les hommes et dont j'aimais à jouer.

-Je veux dire que rien ne t'y oblige. Tu peux encore renoncer à cette folie.

Mon regard vint se river au sien tandis qu'un mince sourire étirait mes lèvres. Que vit-il dans mes yeux? Je ne saurais le dire, mais il en recula d'un pas, tandis que sa pâleur naturelle s'accentuait encore. Et ce n'est que lorsque ses yeux se détournèrent que je lui répondis:

- Non seulement je vous raconterai tout mais je finirai ce manuscrit dans lequel est relatée toute mon histoire en détail. Ainsi je me suis déjà confessé à Dieu. Ne tardons plus, allons-y !

Le moine avait retenu son souffle et après quelques minutes d’hésitation, il s’installa sans un mot au milieu du confessionnal et je le suivi en prenant place dans le compartiment de gauche. Les rideaux étaient tirés, j’avais atteint le point de non retour. J’entendis alors à travers la grille dans un murmure « Faites pénitence, mon fils »

L’atmosphère était lourde et pesante. Cette odeur, je m’en rappelais à présent. Des relents d’encens et de bois cirés communs à toutes les lieux saints. Quand je me mis à genoux, le bois craqua, et, dans un murmure, je prononçais cette phrase qui me revenait de très loin dans ma mémoire "Bénissez-moi mon père, parce que j’ai péché ". Mon cœur s’emballait, comment pourrais-je bien lui révéler mon lourd secret ? Quels mots devrais-je employer ? Le doute, le doute qui tout au long de ces années s'était emparé de mon esprit m'assaillait à nouveau. Mais plus de reculade possible. Aussi, après avoir pris une longue inspiration et m'être raclée la gorge, je commençais...


_______________
...l'essentiel est invisble...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Damona Morrigan
Fondatrice d'Alchemypoètes
avatar

Messages : 4465
Date d'inscription : 06/11/2010
Localisation : Dans la cabane de la sorcière blanche sur l'île d'Emeraude

MessageSujet: Les clefs du paradis   Sam 30 Avr - 10:53

Assis devant ma table, je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

- Es-tu sûr de vouloir le faire ?

Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :

- Que voulez-vous dire ?

Quelque chose de révérencieux, soudain, dans son regard, mâtiné, peut-être, d'un rien de peur. Un effet que j'avais souvent sur les hommes et dont j'aimais à jouer.

-Je veux dire que rien ne t'y oblige. Tu peux encore renoncer à cette folie.

Mon regard vint se river au sien tandis qu'un mince sourire étirait mes lèvres. Que vit-il dans mes yeux? Je ne saurais le dire, mais il en recula d'un pas, tandis que sa pâleur naturelle s'accentuait encore. Et ce n'est que lorsque ses yeux se détournèrent que je lui répondis:

- Non seulement je vous raconterai tout mais je finirai ce manuscrit dans lequel est relatée toute mon histoire en détail. Ainsi je me suis déjà confessé à Dieu. Ne tardons plus, allons-y !

Le moine avait retenu son souffle et après quelques minutes d’hésitation, il s’installa sans un mot au milieu du confessionnal et je le suivi en prenant place dans le compartiment de gauche. Les rideaux étaient tirés, j’avais atteint le point de non retour. J’entendis alors à travers la grille dans un murmure « Faites pénitence, mon fils »

_______________


Dernière édition par damona morrigan le Lun 2 Mai - 11:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dehorian
Poète
avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 08/04/2011
Age : 35
Localisation : France

MessageSujet: Re: LES CLEFS DU PARADIS   Ven 29 Avr - 7:15

Assis devant ma table , je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

- Es-tu sûr de vouloir le faire ?

Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :

- Que voulez-vous dire ?

Quelque chose de révérencieux, soudain, dans son regard, mâtiné, peut-être, d'un rien de peur. Un effet que j'avais souvent sur les hommes et dont j'aimais à jouer.

-Je veux dire que rien ne t'y oblige. Tu peux encore renoncer à cette folie.

Mon regard vint se river au sien tandis qu'un mince sourire étirait mes lèvres. Que vit-il dans mes yeux? Je ne saurais le dire, mais il en recula d'un pas, tandis que sa pâleur naturelle s'accentuait encore. Et ce n'est que lorsque ses yeux se détournèrent que je lui répondis:



ps: Attention à la concordance des genres: le texte ouvre sur un personnage masculin qui se transforme d'un coup en personnage féminin :/

Perso je suis resté sur un homme.

_______________
Je suis mon propre Roi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
féfée
Poète
avatar

Messages : 2501
Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Re: LES CLEFS DU PARADIS   Jeu 28 Avr - 19:32

Assis devant ma table , je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:
- Es-tu sûr de vouloir le faire ?
Puis, le visage toujours dans l'ombre de sa capuche, il se tût. Le silence se mit à peser sur moi, tant j'étais désemparé. Je brûlais d'envie de me confesser, et en même temps le doute s'installait, remplissait l'espace de questions, et d'incertitudes. Je me sentais comme pris au piège.
Puis dissipant la brume qui m'avait étreint, je me repris et lui répondis avec défiance :
- Que voulez-vous dire ?

_______________
<br>


Dernière édition par féfée le Ven 29 Avr - 10:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
evanescence
Poète
avatar

Messages : 181
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 54
Localisation : ALPES DE HAUTE-PROVENCE

MessageSujet: LES CLEFS DU PARADIS   Jeu 28 Avr - 18:29

Assis devant ma table , je pris la plume de l'encrier et ma main délicate se mit à écrire. Dans la pénombre du lieu sacré, un être vêtu d'une robe à capuche rouge s'approcha de moi mais je ne puis voir son visage. Il m'emmena au confessionnal. Le désir intense d'expier mes fautes fût une supplication. Le moine de cet endroit discret me dit d'une voix divine:

_______________
<br>
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LES CLEFS DU PARADIS   

Revenir en haut Aller en bas
 

LES CLEFS DU PARADIS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» LES CLEFS DU PARADIS
» estimation pour un porte-clefs
» Le paradis
» Les anges ne naissent pas au Paradis
» L'enfer ou le paradis

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Alchemy Poètes :: L'arche de l'alliance :: Les Plumes Mêlées en nouvelle-