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 Lune T2/Chapitre 18

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quelemondeestbeau
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MessageSujet: Lune T2/Chapitre 18   Dim 7 Déc - 19:04

XVIII.
Changements


Comme je m'en doutais, Dirk avait ordonné à l'un des hommes de l'équipage de surveiller la geôle de Victor. Wilhem – une des recrues de Port-Royal – était debout devant la porte des cellules, visiblement mécontent d'avoir été assigné à cette tâche quelque peu ingrate. Malgré ses vingt-huit printemps, Wilhem, surnommé Will par l'ensemble du Cœur, était un homme baraqué à l'allure imposante. Ses yeux ronds fixaient un point dans le vide tandis que lui semblait perdu dans ses pensées.
Je descendis lentement l'escalier menant aux geôles. Je ne savais absolument pas comment j'allais accéder à la cellule de Victor. Au moment où je descendais la volée de marches, je compris que j'étais trop instinctive. A dire vrai, plus qu'instinctive : complètement inconsciente.
Sous mes bottes, une marche grinça. Wilhem releva les yeux et me scruta sans émotion apparente, comme s'il émergeait d'un rêve éveillé. Finalement, il secoua la tête avant de me regarder vraiment. Will était une force tranquille. Le calme de ses grands yeux bleu gris était rassurant.

- Bonjour Wilhem, fis-je.

J'avais volontairement employé son nom complet. Wilhem appréciait le fait que l'équipage lui ait donné un diminutif, qui prouvait sa totale intégration à bord du bateau, mais il restait très attaché à son prénom.

- Bonjour petite. Que fais-tu là ?
- Je voulais venir te voir.

Avant que je descende dans la cale, les pirates du Cœur m'avaient demandé de les tutoyer, le vouvoiement ne leur étant pas familier. S'il m'avait été facile de tutoyer la plupart des flibustiers, il m'était impossible faire de même avec Dirk, le doyen du navire. Blake avait également profité de ce moment pour rejoindre Elijah sur le nid-de-pie.

- C'est gentil, répondit Will avec un sourire reconnaissant. J'aurais aimé que Dirk désigne quelqu'un d'autre. Il n'y a rien de pire que la surveillance.
- Qu'a fait Victor exactement ?
- Dirk ne t'a pas expliqué ?
- Si mais j'aimerais avoir ta version. Tu étais présent quand ça s'est passé.

Will croisa les bras et s'appuya contre la porte. Le bout de son pistolet se cogna contre le bois. Il réfléchit un instant avant de déclarer :

- Je m'étais mis à l'écart à ce moment-là. Quand je suis arrivé sur le lieu de la bagarre, Victor était déjà entouré de trois ou quatre membres de l'équipage. Les autres nous ont rejoints peu après. Je ne peux pas t'en dire plus, je ne sais pas ce qui s'est passé ni la raison de cette bagarre.

Il marqua une pause tandis que je hochais la tête.

- Qui étaient là quand tu es arrivé ? l'interrogeai-je en m'asseyant sur une marche.
- C'est allé tellement vite... Mais, si je me souviens bien, Lewis était présent.

Ça m'aurait étonné... pensai-je avec amertume.

- Au fait, reprit Wilhem, il me semble que Dirk t'avait interdit de venir ici.
- Il m'a interdit d'aller voir Victor, pas de venir te voir, nuançai-je.

Le pirate me considéra quelques secondes avant de m'adresser un petit sourire complice. Willhem était un homme gentil, je savais qu'il ne me dénoncerait pas. En revanche, s'il était gentil, il respectait jusqu'à l'extrême les ordres qu'on lui donnait. Tant qu'il serait là, je ne pourrais pas accéder à la geôle de Victor.
Je répondis à son sourire tout en réfléchissant au meilleur moyen de faire partir Wilhem. Dirk donnait ses ordres en personne, jamais par l'intermédiaire de quelqu'un. Il ne me croira pas si je lui disais que Dirk souhaitait le voir immédiatement. De plus, en faisant cela, je trahirai ma visite à Victor et me ferai immanquablement réprimandée par Dirk. J'entrevis une solution.

- Oh non ! m'écriai-je soudainement avec un air faussement embêté.

Wilhem me lança un regard intrigué puis inquiet.

- Que t'arrive-t-il ?
- Je ne suis plus où j'ai posé mon livre.
- Tu ne l'as pas laissé sur le pont ?
- Je croyais que si mais maintenant, je ne me rappelle plus...

Je repoussai une mèche de cheveux.

- J'ai peur de l'avoir laissé à un endroit où il risquerait d'être abîmé, poursuivis-je, les yeux rivés au sol. Il est tellement beau... C'est un cadeau de Spark.

A l'évocation du nom du capitaine en devenir du Cœur, Wilhem se raidit. Il cessa de s'appuyer contre la porte et passa une main sur sa barbe naissante.

- Tu ne sais vraiment pas où tu l'as mis ? (Je secouai la tête plus que de raison.) Bon. Je vais voir si je le trouve. Ne t'en fais pas, il ne doit pas être bien loin. Ne bouge pas d'ici, compris ? ajouta-t-il lorsqu'il passa près de moi.

J'opinai du chef en le regardant partir. Je me détestais. J'avais menti à Wilhem en abusant de sa gentillesse. Je soupirai longuement et pinçai l'arête de mon nez, les yeux fermés. Tous mes livres étaient sagement posés sur le bureau dans ma cabine.
Je rouvris les yeux : je devais faire vite. Je jetai un coup d’œil derrière moi avant d'ouvrir la porte menant aux cellules. Victor était dans la première geôle sur la gauche. Il m'adressa un petit signe de la main mais son regard trahissait sa colère et son impuissance.

- Comment as-tu fait pour entrer ?
- Pas le temps pour ça. Que s'est-il passé à la Baie de la Mort, Victor ?
- Si je me souviens bien, nous avons vu des sirènes.

Je lui lançai un regard noir. Victor quitta son sourire narquois.

- Tu as résolu mon énigme ?
- Oui. A ce propos, j'aurais aimé une énigme plus facile.

Victor fit un geste de la main accompagné d'une petite moue. Ses yeux se plantèrent ensuite dans les miens.

- C'est Lewis qui y a travaillé, n'est-ce pas ? déclarai-je.
- Sous le nom de Braen, compléta le Voyant.
- Vous vous êtes battu avec lui hier pendant que j'étais dans la caverne.
- Je voulais découvrir l'emplacement actuel du Red Stone. Non seulement il ne m'a rien dit, mais en plus, il s'est jeté sur moi et m'a roué de coups. (Victor me montra les bleus sur ses bras.) Je n'ai fait que me défendre. Mais Lewis a monté les hommes contre moi et tous m'ont désigné comme coupable.
- C'est la vérité ?

Le Voyant acquiesça. Je voyais à ses traits qu'il me disait bel et bien la vérité.

- Méfie-toi de lui, Leanne. Cet homme a des pouvoirs bien trop sombres pour que tu puisses l'affronter seule.
- Quel genre de pouvoirs ?
- Je ne sais pas exactement de quoi il est capable. Ne t'approche pas de lui. Il est beaucoup trop puissant.

Nous nous tûmes un instant. Sans son masque de ruse et de malice, il paraissait plus vulnérable. Victor caressa du pouce sa marque du Voyant, recouverte de bleus. Lewis s'était déchaîné.

- Pourquoi est-ce que vous nous aidez ? lui demandai-je.
- Que veux-tu dire ?
- Pourquoi est-ce que vous nous aidez à retrouver Spark ?

Il eut un sourire triste.

- Quand je vois Dirk et sa douleur paternelle, ça me rappelle que si Lucy avait vécu, ne serait-ce qu'une année de plus, j'aurais sans doute connu cette douleur. J'aurais sans doute été père.
- Vous auriez été un père formidable.
- A l'époque peut-être. Aujourd'hui, je n'en suis plus si sûr.

Victor tourna la tête vers l'entrée.

- Va-t-en.
- Mais...
- Va-t-en, Leanne ! Dépêche-toi !

Je sortis précipitamment et refermai la porte après un dernier coup d'œil pour Victor. Ce dernier ne me regardait pas, le visage appuyé contre les grilles de sa cellule. Je serrai les mâchoires avant de retrouver ma position initiale, assise sur une marches devant la porte fermée. Wilhem arriva peu de temps après.
Il me tendit un livre.

- C'est bien celui-là ?

Je le saisis et l'ouvris à la page du titre. Tom Jones. Raté. Mais j'avais déjà trop abusé de sa gentillesse hors-normes.

- Oui, merci ! Où était-il ?
- Dans ta cabine, sur le bureau. Tu as dû le poser avant de te coucher.
- Ça me revient maintenant. Je ne m'en souvenais plus, mentis-je.

Wilhem se tourna vers la porte avec un air vaguement soupçonneux. Finalement, le pirate s'y appuya de nouveau.

- Tu devrais retourner là-haut, petite. Je ne voudrais pas que Dirk te surprenne ici.

Je hochai la tête et quittai la cale sans un mot ni un regard pour Will. Je n'étais pas fière de ce que j'avais fait aujourd'hui. Le mensonge n'était pas dans ma nature et encore le fait de mentir à des gens que j'appréciais.
Tom Jones serré contre moi, je me plantai au milieu du pont, les yeux sur l'horizon. Je voulais à tout prix parler à Victor. J'avais parlé à Victor. Ce qu'il m'avait raconté sur Lewis me faisait peur et la perspective de m'entretenir avec lui m'angoissait un peu plus. Victor ne s'inquiétait presque jamais. C'est pourquoi son inquiétude vis-à-vis de Lewis me retint d'aller le voir.
Sur le pont, les pirates me saluaient. Je répondis à chaque salut d'un sourire ou d'un hochement de tête en tâchant de dissimuler mon tracas. Une main se posa sur mon épaule. Je sursautai : je connaissais si bien cette main, à la fois forte et si affectueuse. Il me fallut un moment avant d'affronter le regard d'Alexander.
Nous n'avions pas reparlé depuis l'épisode de la Caverne aux Stalactites. Tous les deux, nous avions dû avouer notre secret le plus noir et le plus pesant. Son secret m'avait ébranlée mais je pense que la terrible confession que je lui avais fait avait eu sur lui un effet bien plus dévastateur.
Je plongeai dans les yeux verts d'Alexander.

- Bien dormi ? tentai-je pour entamer la conversation.
- Je ne t'en veux pas.

Je l'interrogeai du regard.

- Pour ce qui tu m'as dit dans la caverne, précisa-t-il. Sur le coup, ça m'a vraiment mis en colère que tu m'aies caché quelque chose d'aussi important mais, après coup, je me suis rendu compte que j'aurais fait pareil si tu avais été dans mon cas. Ça a dû être difficile pour toi de me l'avouer.
- Ce que tu m'as avoué ne devait pas être facile à dire non plus.
- Je comprendrais que tu ne veuilles plus me voir. Après tout, je t'ai menti.

Alexander était véritablement une perle rare. Non seulement il était gentil mais en plus, il était compréhensif et pensait toujours aux autres avant lui-même. Je songeai à l'écaille, qui était devenue complètement noire lorsque nous étions à la Baie de la Mort. Le sortilège de cette folle à lier ne détruira pas ce qu'il y avait entre Alexander et moi. Il était dangereux de se battre contre la magie noire mais, au nom de l'amour, j'aurais combattu tout et n'importe quoi.
Je serrai Alexander dans mes bras et posai ma tête sur son torse. Lui marqua un temps, surpris, les bras en l'air, avant de finalement m'enlacer à son tour, son menton sur le haut de mon crâne. Le temps s'arrêta autour de nous. Nous ne dîmes rien et nous contentâmes de savourer cet instant, si loin du Cœur des Caraïbes, de la piraterie et de la violence qui régissait les mers alentours. Personne sur le pont n'osa troubler ce moment de tendresse. Il n'y avait plus que nous, les yeux fermés et le sourire aux lèvres.
Nous nous détachâmes lentement, craignant de briser la magie de l'instant par un geste trop rapide. Alexander m'observa longuement, avec ce sourire que je connaissais par cœur. Au loin, une voix retentit et appela mon ami. Sans même tourner la tête vers l'origine de cet appel, il se pencha vers moi et m'embrassa avant de se diriger vers Edmund, le pirate qui l'avait appelé. Mon ami manqua de trébucher à cause des cordes éparpillées sur le sol.
Je soupirai de bonheur. Je sentais que quelque chose avait changé entre nous. Les jeunes gens que nous étions avaient disparu et la relation que nous avions également. Elle avait évolué et était bien plus belle. Pendant trop longtemps, nous avions laissé les mensonges et les non-dits s'infiltrer dans notre couple. Au fond, peut-être que le sort lancé par la femme de Port-Royal n'avait fait que révéler ce qui existait déjà : des failles noires et obscures. Aujourd'hui, les failles étaient comblées.
Je sortis l'écaille, que je conservais toujours dans ma poche depuis Port-Royal. Il me fallut quelques minutes avant de poser les yeux dessus. J'eus un sourire satisfait. L'écaille avait retrouvé la blancheur de la pierre de lune, toutes les traces noires s'étaient volatilisées. Je n'avais désormais plus aucun doute : l'épreuve de la caverne avait sauvé ma relation avec Alexander.
Je m'approchai du bastingage, l'écaille entre mon pouce et mon index, et observai un instant la mer qui s'étirait à perte de vue. Des moutons d'écume étaient soulevés par le Cœur tandis que de légères vaguelettes clapotaient contre la coque. La mer était d'huile aujourd'hui. Avec assurance, j'élevai mon poing vers le ciel. Je sentais le bout pointu de l'écaille s'enfoncer dans ma paume. Puis, je la lançai le plus loin que je le pouvais, si loin que je ne la vis même plonger et disparaître dans les eaux turquoise des Caraïbes.
Alexander et moi n'avions pas besoin d'une écaille pour nous aimer. Du moins, nous n'en avions plus besoin. Si Lyrina avait été là, je suis sûre qu'elle aurait été fière de moi.

Lyrina... Bon sang, où es-tu passée ?

Après m'être débarrassée de l'écaille, je restai un long moment de bout, les yeux rivés sur l'horizon, une mèche rebelle sur l’œil. D'ici quelques jours, nous serions en Jamaïque, dans un petit village connu seulement de Dirk. Combien de temps avant de découvrir la position du Red Stone ? Comment allais-je réussir à faire parler Lewis ? La torture étant bien évidemment exclue, je ne pourrai compter que sur ma diplomatie et ma persuasion.
Je tournai la tête sur la gauche. Lewis me toisait, avec un regard mauvais comme seul lui savait le faire. Je soutins son regard, peu impressionnée. Lewis avait peut-être de sombres pouvoirs, il n'en restait pas moins le pirate qui avait fait emprisonner Victor. Le sinistre individu finit par détourner les yeux et retourna au travail.
Je perçus une présence dans mon dos. Je fis volte-face. Jonathan, les mains dans le dos, se mordillait la lèvre inférieure.

- Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister mais... Qu'arrive-t-il à Robinson après sa rencontre avec Vendredi ? ajouta-t-il sans dissimuler son empressement.
- Viens avec moi, j'ai laissé mon livre dans ma cabine.

Nous nous dirigeâmes vers la cabine.

- Tu n'as plus de travail ? l'interrogeai-je en ouvrant la porte.
- Je ne reprends qu'à deux heures du matin.
- Il faudrait peut-être mieux que tu ailles te reposer.
- Je ne pourrais pas dormir sans connaître la suite de l'histoire.

Nous nous apprêtions à entrer lorsque Dirk s'interposa entre la cabine et nous. Jonathan sursauta. Quant à moi, j'affichai un air surpris. Le doyen du navire semblait contrarié, les commissures de sa bouche étaient inclinées vers le bas.

- Jonathan, va te reposer.
- Mais Leanne devait...

Un simple regard de la part de Dirk fit taire Jonathan. Ce dernier m'adressa un signe de tête et s'éloigna, non sans jeter quelques coups d’œil dans notre direction. D'un geste de la main, Dirk me demanda de rentrer dans la cabine. Voyant que Dirk ne s'asseyait pas, je choisis de rester debout, appuyée contre le bureau. Le pirate posa une main sur le dossier du fauteuil et m'observa.

- Je sais que tu as été voir Victor, lança-t-il à brûle-pourpoint.
- Vous vous trompez.
- Le mensonge te va très mal.

J'ouvris la bouche pour répliquer puis me ravisai.

- Qui croyais-tu berner, Leanne ? J'ai vu Wilhem quitter les cales avant d'y revenir, un livre à la main. Tu étais avec lui et tu as profité de son absence pour aller rendre visite à Victor alors que je te l'avais formellement interdit.
- L'enfermer était une erreur. Il n'a pas déclenché la bagarre.
- Qu'en sais-tu ? Tu y étais quand ça s'est passé ?

Son ton dur m'intimida. Je n'étais pas habituée à entendre Dirk parler aussi sèchement.

- Il dit la vérité, insistai-je. C'est Lewis qui s'est jeté sur lui.
- Non seulement tu désobéis, mais en plus, tu accuses sans preuve ?
- Je le crois quand il me dit qu'il n'est pas coupable.

Dirk secoua la tête avec un air déçu.

- Tu crois un homme qui a tué un membre de la famille royale et qui a laissé un innocent se faire pendre à sa place ?

Je retins mon souffle. Dirk promena son regard sur les bibelots posés sur le bureau. Ses yeux noisette avaient viré au noir le plus profond.

- Quoi qu'il en soit, je ne peux plus te faire confiance. Je me vois dans l'obligation de t'enfermer ici.
- Ne faites pas ça, Dirk ! protestai-je. Je vous en prie, ne...
- Il suffit !

Je me tus. Dirk ne m'avait jamais parlé comme il venait de le faire. Quelque chose avait changé dans son comportement. Il n'était pas lui-même.
Le pirate me lança un dernier regard avant de quitter la cabine en claquant la porte. J'entendis la clé tourner dans la serrure, m'emprisonnant dans la cabine.

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Ne jamais regretter. Ne jamais envier.
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Damona Morrigan
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MessageSujet: Re: Lune T2/Chapitre 18   Mar 9 Déc - 10:06

Voilà notre aventurière dans une fâcheuse posture, mais que se passe-t-il ? J'ai hâte de lire la suite !

Ma petite Bo si tu lis ce commentaire prend le temps d'aller dans la rubrique "annonce" il y a quelques mots pour toi Wink

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